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  Créer son blog KaZeo Dimanche 20 avril 2014   Ste Odette  
Action de solidarité au burkina faso 
 

puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puceLa santé

SOMMAIRE :

-         qu’est-ce que le paludisme

-         des vies en danger

-         la lutte conte le paludisme

-         analyse des facteurs de risques

 

qu'est ce que le Paludsime?

Le paludisme existerait depuis la nuit des temps : nos lointains ancêtres préhistoriques furent vraisemblablement sujets à cette maladie également connue sous le nom de malaria - de l'italien mal aria, mauvais air.

On pensait à l'origine que cette maladie provenait des zones marécageuses, d'où le nom de paludisme dérivé du mot ancien 'palud', marais. En 1880, les scientifiques ont découvert la véritable cause du paludisme, un parasite unicellulaire appelé plasmodium. Ils ont ensuite découvert que le parasite était transmis d'une personne à une autre par les piqûres d'un moustique Anophèle femelle, qui a besoin de sang pour nourrir ses oeufs.

Cette maladie infectieuse est due à des protozoaires parasites du genre Plasmodium inoculés à l'homme par la piqûre de moustiques tropicaux, les Anophèles femelles.

Aujourd'hui le paludisme est la maladie parasitaire la plus répandue dans le monde.

Où sévit le paludisme ?


Le paludisme est endémique (se dit d'une maladie présente dans une région donnée, de façon permanente ou régulière.)  ou sporadique (se dit d'une maladie qui atteint des individus isolément. ) dans la plupart des pays tropicaux ou subtropicaux.

Selon les régions du monde, les formes de la maladie peuvent varier ; elles dépendent de l'espèce du Plasmodium infestant.

On distingue en effet quatre espèces responsables de la maladie chez l'homme : Plasmodium falciparum, P. vivax, P. ovale et P. malariae.
L'espèce la plus dangereuse, dominante en Afrique, est le Plasmodium falciparum.

 

Le cycle de développement du parasite :

Le plasmodium estunparasiteintracellulaire (qui réside à l'intérieur des cellules). Son cycle biologique est complexe et nécessite l'organisme humain, où il se multiplie sous des formes asexuées, et l'organisme de l'Anophèle femelle où a lieu la reproduction sexuée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I - La piqûre infestante pour l'homme :

 

 


La maladie se transmet à l'homme par une piqûre d'anophèle femelle.
Le cycle s'enclenche dès lors qu'un moustique femelle dont les glandes salivaires contiennent une forme du parasite appelée sporozoïte pique l'homme lors d'un repas sanguin.
Le moustique aspire alors un peu de sang tandis qu'il injecte à sa victime quelques sporozoïtes (1)

 

 

 

 

 

II - le cycle chez l'homme

 

 


Ses sporozoïtes circulent brièvement dans le sang (2) avant de parvenir au foie (3).

Dans les cellules hépatiques :
Les sporozoïtes pénètrent dans les hépatocytes, les cellules hépatiques.
Certains vont y rester " cachés " pour une durée variable, allant de quelques jours à plusieurs années pour certaines espèces (4).
D'autres passent par une phase de multiplication asexuée dans les cellules hépatiques (5) : ils se développent et se multiplient, donnant ainsi naissance à des centaines de milliers de parasites.
Ces parasites quittent ensuite le foie pour regagner le sang circulant (6).

Dans le sang circulant
Les parasites envahissent les globules rouges (7). Leur multiplication aboutit à un éclatement des globules rouges, libérant de nombreux parasites.(8).
Cette phase de multiplication, également asexuée, est responsable des symptômes de la maladie chez l'homme : la destruction des globules rouges et la libération des parasites, provoquent la fièvre. De plus, ces corpuscules libérés vont à leur tour envahir de nouveaux globules rouges et relancer un nouveau cycle, expliquant ainsi les fièvres cycliques (9) Lors de leur passage dans la circulation sanguine, et après plusieurs cycles, certains de ces parasites peuvent également évoluer vers une forme sexuellement pré-déterminée : les gamétocytes mâles et femelles. Ceux-ci circulent librement dans le sang sans provoquer de symptômes cliniques. (10)

 

 

 

 

 

III - La piqûre infestante pour l'Anophèle :

 

 


Ces gamétocytes, circulant dans l'organisme humain, sont infectieux pour le moustique qui viendra piquer la personne infectée lors d'un prochain repas sanguin. (11)

 

 

 

 

 

IV - Le cycle chez l'Anophèle :

 

 


Une fois ingérés par le moustique, les gamétocytes migrent dans son tube digestif (12) pour donner naissance à des gamètes mâles et femelles (13).
S'ensuit un processus de fécondation et la constitution d'un oocyste (œuf) (14).
Lorsque l'oocyste est parvenu à maturité (15), se forment les sporozoïtes (16) qui migrent dans les glandes salivaires du moustique dans l'attente du prochain repas de l'insecte.

 

 

 

 

 

Le cycle est ainsi bouclé.

 

 

 Les SympTômes :

Le paludisme de primo-invasion

Lorsqu'une personne est piquée pour la première fois par un moustique anophèle infecté, on parle de primo-invasion. Les premiers jours qui suivent sont sans symptôme ; c'est la période d'incubation, période où les parasites circulent jusqu'au foie et s'y installent pour s'y développer.
Le délai d'apparition des symptômes varie d'une semaine à quelques mois, selon l'espèce incriminée - lorsque les Plasmodium gagnent le sang et s'y multiplient.
Les premiers signes cliniques sont : fièvre modérée continue d'apparition progressive sans périodicité particulière, des troubles digestifs (diarrhées, nausées ou vomissements), maux de tête.

Le diagnostic biologique du paludisme est une urgence.
En l'absence de traitement, la maladie évolue vers des accès de fièvre rythmés (accès palustres), environ une dizaine de jours après la survenue des premiers symptômes. Dans le cas d'une infection par P. falciparum, la maladie évolue parfois rapidement vers l'accès pernicieux dont l'issue peut être fatale.

 

Les accès palustres simples

L'accès palustre peut faire suite à un paludisme de primo infection non traité et n'est pas systématique. Il peut survenir quelques semaines après l'impaludation mais peu aussi apparaître bien longtemps après.

Ces " accès " frappent souvent le soir et sont précédés de
prodromes. ( signes annonciateurs d'une pathologie )
Ils se déroulent en 3 phases qui se répètent à un rythme régulier. Ce rythme est variable selon l'espèce de Plasmodium : un jour sur deux (fièvre tierce) ou un jour sur 3 (fièvre quarte), mais il peut également y avoir une fièvre quotidienne.
Les 3 stades d'un accès palustre se déroulent sur plusieurs heures : -

· 

un stade de frissons intenses accompagné d'une température de 39 à 40°C et d'une baisse de la tension artérielle ; le patient frissonne sous les couvertures.

· 

un stade de fièvre sèche pendant lequel la température s'élève à 40 ou 41°C, la peau est sèche et brûlante ; le patient rejette ses couvertures.

· 

un stade de sueurs abondantes : la température retombe, la tension artérielle remonte. Le patient émet des urines foncées.


L'accès palustre est généralement suivi d'une sensation de fatigue accompagnée d'une période d'euphorie et de soulagement.

 

En dehors des accès palustres

Le paludisme peut entraîner également une augmentation du volume de la rate, du foie et une anémie.

 

Evolution et complication:

Le paludisme chronique

La présence du parasite plasmodium dans l'organisme humain peut être responsable de dégâts sur la rate, le foie, le cerveau...

 

L'accès pernicieux ou neuro-paludisme

Il s'agit d'une complication de Plasmodium falciparum.
C'est la forme la plus grave du paludisme et se manifeste avant tout par des troubles neurologiques. Le patient présente des troubles de la conscience (coma), des convulsions (chez l'enfant). Il peut également être sujet à des troubles psychiatriques, au début.
Ces symptômes s'associent parfois à une insuffisance rénale nécessitant une dialyse ainsi qu'à une détresse respiratoire aiguë qui requiert une ventilation artificielle.

 

Il existe par ailleurs des formes trompeuses de paludisme

Ces formes - que l'on retrouve notamment chez les enfants - évoquent davantage un syndrome grippal qu'un accès de paludisme : accès de fièvre inconstants et troubles digestifs. D'où, la nécessité absolue pour toute personne malade ayant séjourné dans une zone d'endémie de consulter son médecin.

Le diagnostic :

Le diagnostic du paludisme repose sur la mise en évidence du parasite dans le sang circulant.

Les techniques de référence sont le frottis sanguin et la goutte épaisse. Elles sont effectuées soit à partir d'un prélèvement à l'aiguille au pli du coude, soit tout simplement en piquant le bout d'un doigt avec un vaccinostyle.
Ces techniques permettent de poser un diagnostic dans l'heure qui suit le prélèvement sanguin.

Il existe également des tests réalisés à partir d'une goutte de sang posée sur une bandelette. Ces méthodes sont rapides, fiables et faciles à lire. Mais elles sont surtout intéressantes comme tests de dépistage car elles sont moins précises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DES VIES EN DANGER

 

Chaque année en Afrique, 30 millions de femmes enceintes vivent dans des zones d’endémie. Cette maladie est une menace à la fois pour elles et leurs enfants : tous les ans, 200 000 nourrissons meurent des suites du paludisme maternel pendant la grossesse.

La femme enceinte est particulièrement vulnérable : la grossesse affaiblit son immunité et la rend plus sensible à l’infection paludique, accroît le risque de maladie, d’anémie sévère et de mort. Pour l’enfant à naître, le paludisme maternel augmente le risque d’avortement spontané, de mortinatalité, de naissance prématurée et de petit poids de naissance – une des principales causes de mortalité chez l’enfant.

Ce problème a été longtemps négligé, mais des approches et un engagement renouvelé donnent l’espoir de réduire la charge du paludisme pendant la grossesse et d’améliorer la santé maternelle et infantile.

Protection de la femme enceinte

S’appuyant sur les faits reconnus, l’OMS recommande une approche en trois volets pour la prévention et la prise en charge du paludisme pendant la grossesse :

  • Moustiquaires imprégnées d’insecticide
  • Traitement préventif intermittent
  • Prise en charge efficace des accès de paludisme

Faire dormir les femmes enceintes et leurs nouveau-nés sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide est une mesure importante pour les protéger des moustiques infectés. De plus, dans les régions de transmission modérée à forte du paludisme à Plasmodium falciparum (la forme la plus prévalente en Afrique), le traitement antipaludique intermittent est un moyen efficace et peu coûteux d’éviter le paludisme pendant la grossesse. On recommande actuellement d’administrer au moins deux doses d’un médicament antipaludique sûr et efficace (actuellement la sulphadoxine-pyriméthamine) à toutes les femmes enceintes vivant dans ces régions.

Dans les zones de transmission faible ou intermittente, les femmes enceintes sont peu immunisées contre le paludisme et courent, par rapport aux femmes qui ne le sont pas, un risque de deux à trois fois plus élevé de contracter une forme sévère de la maladie. Dans ces régions, les moustiquaires imprégnées d’insecticide et la prise en charge rapide des femmes enceintes présentant de la fièvre ou un accès paludique constituent la principale stratégie de prévention et de traitement.

 

 

 

LA LUTTE CONTRE LA PALUDISME

 

Les avantages des moustiquaires imprégnées, au plan de la réduction de la morbidité et de la mortalité dues au paludisme, ont été clairement démontrés. Les principaux déterminants de l'efficacité des moustiquaires
imprégnées sont au nombre de trois :

1) tous les lits d'un foyer doivent
être équipés d'une moustiquaire ;

2) ces moustiquaires doivent être
imprégnées d'insecticide ; 

3) les membres du foyer doivent dormir
régulièrement sous ces moustiquaires imprégnées.

L'imprégnation des moustiquaires présente des avantages majeurs, notamment
lorsque la population couverte est importante. Les moustiquaires insecticides durables présentent l'avantage de ne pas nécessiter de réimprégnations régulières. Là où les moustiquaires insecticides durables et les moustiquaires imprégnées d'insecticide vendues avec le matériel de
traitement sont également disponibles, il est évident qu'il est avantageux d'acheter et de distribuer les moustiquaires insecticides durables. La demande de ces moustiquaires, cependant, est supérieure à l'offre de sorte que les délais de livraison peuvent atteindre 6-8 mois, annulant le premier
principe selon lequel tous les foyers doivent être équipés de moustiquaires.

Dans la plupart des pays d'Afrique, où les moustiquaires n'ont pas été
imprégnées récemment, on trouve actuellement des moustiquaires imprégnées qui ne sont pas des moustiquaires insecticides durables, et des moustiquaires insecticides durables, de nombreuses familles et de nombreux membres du personnel des programmes ne sachant pas nécessairement
reconnaître la nature d'une moustiquaire donnée si elle ne peut être identifiée d'un coup d'oeil comme une moustiquaire insecticide durable. Au cas où une moustiquaire insecticide durable ne peut être identifiée comme telle, elle doit être re-trempée pour faire en sorte qu'elle absorbe suffisamment d'insecticide.

Cela restera nécessaire longtemps encore car nombre des moustiquaires achetées localement ne seront pas des moustiquaires insecticides durables.
En dépit de l'espoir que la plupart des groupes vulnérables en Afrique bénéficieront sous peu de la protection de moustiquaires 2 insecticides durables, l'imprégnation régulière de toutes les moustiquaires qui ne sont
pas des moustiquaires insecticides durables restera une priorité pour les programmes nationaux. Entretemps, l'industrie doit faire en sorte que les moustiquaires insecticides durables soient faciles à distinguer des aux
autres moustiquaires.

Les décisions des programmes doivent privilégier la couverture et non le type de moustiquaire lorsqu'il s'agit d'acheter des moustiquaires imprégnées d'insecticide ou des moustiquaires insecticides durables, surtout à
l'approche de la saison de transmission.
Le mieux est encore de planifier l'achat de moustiquaires insecticides durables longtemps à l'avance pour permettre à la production de mieux s'adapter à la demande et pour réduire ou éliminer les retards de livraison...

ANALYSE DES FACTEURS DE RISQUES

  dossier d'étude >>>> cliquez ici >>>>>>

 

 

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